Descriptifs des personnages peuplant et animant le Festival Sunu Thiossane à Thiaroye-sur-Mer au Sénégal et différentes traditions selon les interviews de Ndongo Beye avril 2020

Le Goumbé

Le goumbé (du wolof gumbe, Ndaw rabin signifie la même chose que goumbé), est une danse traditionnelle des Lébous. C’est la première communauté à avoir créé les pirogues et à habiter à Dakar. Ces pêcheurs participent avec leur tenue (braderi / cirré / nbasse gué), pour montrer la culture et les traditions des Lébous. Il en existe plusieurs équipes à Dakar.

Les courses de pirogues

Les courses de pirogues se tiennent deux fois par année au Sénégal, dans les différentes villes des Lébous qui habitent près de la mer. Lors de ces courses, les participants sont accompagnés par le goumbé. Au départ de la course et tout le long, ils accompagnent les pirogues en chantant, dansant, quand il y l’appel du départ tout s’arrête pour un instant, ensuite cela continue.  Quand le gagnant arrive, il va directement continuer le goumbé, en dansant avec les autres participant de la course.
Chaque quartier a une pirogue de compétition, qui participera aux courses dans les autres villes des Lébous.

Les Tiakabas

Leur histoire : Ndongo Beye connaissait Michel, membre du ballet national du Sénégal.  C’est Michel qui a formé Alioun Mbao aux tiakabas. Ils s’étaient rencontrés pendant un spectacle de Faux-Lion, il avait beaucoup apprécié les prestations d’Alioun Mbao.
Avant les tiakabas, les membres de l’équipe mettaient les lolambés, des pagnes qu’ils nouaient ensemble à l’entrée du village, pour faire savoir qu’il y aurait un spectacle. Il y avait des affiches qui étaient collées partout dans le village environ un mois avant que le spectacle arrive, pour en faire la promotion. 1998/99 marquait les débuts des tiakabas qui faisaient la promotion des spectacles des Faux-Lions et cela existe encore de nos jours.

Ndongo Beye a appris à faire les tiakabas avec des échasses d’un mètre (petites). Quand son apprentissage de marche avec les échasses était terminé, il a formé deux jeunes pour les avoir dans son équipe : Ousmane Sarr et Lamine Sylla, pour son groupe de Faux-Lions. Il formera encore d’autres artistes, car il ne reste plus que Lamine Sylla actuellement.

Les tiakabas doivent sortir dans le village faire la promotion avant neuf heures du matin, car les femmes vont au marché et les écoliers sortent à la récréation. C’est à ce moment qu’il y a le plus de monde. Les tiakabas mettent en hauteur des drapeaux et distribuent les programmes du spectacle, ils mettent des flyers partout. Ils font maintenant partie du spectacle des Faux-Lions, ils sortent avec quatre musiciens pour faire la promotion du spectacle. La difficulté des tiakabas c’est de devoir marcher toujours devant, pas de marche arrière, rester sur place 10 secondes pour suspendre les fanions, flyers, ils se tiennent aux poteaux.