Manifeste

Nous, Ndongo, Éveline, nos alliés visibles et invisibles, affirmons ici la singularité du projet Keur Maman Aïta, né d’un rêve enraciné dans la terre du Sénégal et dans les histoires profondes de nos vies. Ce projet n’est pas une entreprise ordinaire. C’est une traversée. Une maison de guérison. Un lieu de transmission vivante. Un pont entre le geste et la parole, entre le soin et la création, entre la mémoire et l’avenir.
Keur Maman Aïta n’est pas une copie. Il ne cherche pas à plaire, à séduire ou à dominer. Il cherche à être vrai. Vrai avec le vivant, vrai avec les enfants, vrai avec les ancêtres, vrai avec le temps.
Tout ce qui est fait ici vient du cœur, de l’expérience, de la patience, de l’écoute. Ce que nous construisons, nous l’offrons. Ce que nous protégeons, nous le sacralisons. Notre force est dans notre alignement. Notre rayonnement est dans notre enracinement.
Nous posons cette intention comme socle de tout engagement futur.
Charte

- Toute action est guidée par le respect du vivant – humain, animal, végétal, invisible.
- La lenteur est une force. Ce qui prend le temps de naître est ce qui durera.
- La parole est sacrée. Ce qui est dit doit être vrai, clair, juste.
- Le corps est mémoire. Nous honorons les gestes, les danses, les fatigues, les élans.
- La création est un soin. Toute œuvre est un acte de reliance.
- La transmission est douce. Nous n’enseignons pas pour imposer, mais pour éveiller.
- L’unicité est protégée. Nous ne faisons pas “comme les autres” – nous faisons “comme nous sommes”.
- Le silence est un droit. Écouter est un acte de présence.
- L’hospitalité est choisie. Toute personne accueillie est invitée à respecter cette charte.
- L’avenir est collectif. Nous bâtissons pour les enfants, les enfants des enfants, et ceux que nous ne verrons pas.